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jeudi 30 mars 2023

Pourquoi les e-fuels c'est important

Caprice de l'Allemagne, super niche pour Porsche et Ferrari.... Voici ce qu'on entend depuis que l'Europe a accepté la demande de Berlin de laisser une porte ouverte pour les carburants de synthèse afin de pouvoir valider son texte sur les émissions de CO2 en 2035. Il est évident que ces carburants ne vont pas être pour monsieur tout le monde, mais on a tort de minimiser cette avancée. Et voici pourquoi.

mardi 7 mars 2023

Les e-Fuels ou l'hydrogène pour prolonger le moteur thermique ?

L'Allemagne a donc réussi à suspendre le processus visant à bannir en Europe le moteur thermique à l'horizon 2035. Sa signature est liée à l'autorisation des carburants de synthèse, les e-fuels. Berlin aimerait que ces carburants, fabriqués à partir d’électricité et neutres en carbone (s’ils utilisent du CO2 prélevé dans l’atmosphère), puissent être utilisés au-delà de cette échéance, dans des véhicules à moteur à combustion. Très influent en Europe, ce pays souhaite que plusieurs options soient disponibles : les batteries, l’hydrogène et les moteurs à carburants non fossiles. 

jeudi 23 février 2023

Stellantis : déjà un poids-lourd de l’électrique

Dans un article, les Echos évoquent le rouleau-compresseur Stellantis dans l’électrique. Je trouve la formule assez juste. On pourrait l’appliquer aussi à Volkswagen et à d’autres à terme. Ainsi donc, le groupe que les français aiment critiquer, a fait près de 17 milliards d’euros de bénéfices. Et il a augmenté ses ventes de VE de + 41 %.

lundi 17 octobre 2022

Un Mondial moins grand et avec moins de monde : et alors ?

Cela fait déjà 4 ans que le Mondial de l'Automobile n'avait pas eu lieu porte de Versailles. A l'époque, le salon avait fait 1 million de visiteurs, ce qui faisait de lui - et c'était le cas avant - le plus grand événement de ce type dans le monde. Cette année, on parle plutôt d'un objectif à 400 000, voire 500 000 visiteurs. Ce qui serait déjà bien. Mais, peut-on comparer deux éditions à 4 ans d'intervalle ?

Il faut rappeler qu'entre temps, il y a eu le Covid. Et ce n'est pas neutre, quand on sait ce que la pandémie a entraîné comme changements au niveau de l'événementiel (événements digitaux, mix entre physique et virtuel). 

Le fait est que les salons historiques ont tous connu des problèmes. Le salon de Francfort, qui a laissé la place à l'IAA Mobility de Munich n'a pas connu un grand succès. Ce n'est pas en mettant des vélos et des trottinettes à la place des autos qu'on y arrive. Le salon de Detroit, qui a eu lieu récemment, n'a pas très bien marché non plus. D'ailleurs, on ignore quelle a été la fréquentation. Quant au salon de Genève, il aura lieu l'an prochain... au Qatar.

Une fois qu'on a dit ça, que peut-on ajouter pour défendre Paris ? On peut déjà souligner que deux salons vont se tenir en parallèle, le Mondial et Equip Auto (qui démarre le 18). Et ce 18 octobre, un "summit" va se tenir pour donner la parole aux grands acteurs (constructeurs, équipementiers et offreurs de solutions).

Mes confrères journalistes sont nostalgiques d'une période plus festive, avec plein de marques et des nouveautés à découvrir dans tous les recoins. Cette année, le tour du salon est plus vite fait, c'est vrai. Mais, en même temps, on découvre des nouvelles marques (y compris françaises comme Hopium et Namx). Et les acteurs chinois que l'on pointe du doigt avec un certain mépris seront peut-être les champions de demain. "La Chine, c'est un quart du marché mondial", rappelait ce midi Christophe Périllat, DG de Valeo.

Et puis, il y a des conférences. Les start-ups seront à l'honneur. On y voit aussi des fédérations (Mobilians, Avere France...) et des acteurs issus de la banque ou du conseil et qui contribuent également à la mobilité. C'est juste une évolution, un reflet de ce monde qui change.

Nous vivons une époque où l'industrie automobile doit se réinventer dans l'urgence. Elle doit électrifier ses produits, connecter ses véhicules, les rendre de plus en plus autonomes et passer au digital. La numérisation incite à chercher le dialogue direct avec le client et de façon virtuelle (d'où les événements en ligne des constructeurs). C'est moins coûteux, c'est vrai. Et puis, ils préfèrent aller au CES de Las Vegas ou à VivaTech. Pour autant, les industriels font sans doute une erreur. En boudant les salons, ils provoquent eux-mêmes des polémiques (le sport favori des journalistes est de dresser la liste des absents). Et au final, tout le monde scie la branche sur laquelle il est assis.

Les salons restent une vitrine. Ils permettent de montrer ce que sera l'avenir, tout en permettant de toucher des produits actuels et en cultivant la passion (via des modèles vintage). J'espère sincèrement que le public continuera à venir et prouver que l'automobile fait partie de notre patrimoine.

lundi 28 février 2022

Batteries vs hydrogène : le débat inutile

Des soi disant "experts" se répandent à coups de tribunes ou de posts pour dire haut et fort que l'hydrogène n'a pas sa place dans l'automobile et peut-être même pas sur la route. Ils pensent tout simplement que la batterie répond à tous les usages. C'est sans doute vrai pour l'automobile, de la citadine à la compacte moyenne. Ce ne sont d'ailleurs pas les segments visés par les constructeurs qui ont choisi de proposer la pile à combustible. L'offre actuelle en hydrogène proposée par Hyundai et Toyota (bientôt rejoints par BMW et Land Rover) concerne plutôt les grandes berlines et les gros SUV. En fait, il faudra les deux modes d'électrification, batteries et hydrogène venant se compléter plutôt que de s'opposer. 

mardi 30 mars 2021

Porsche va rouler avec de l'essence synthétique sur les circuits

La marque de voiture de sport va écrire une nouvelle page de l'histoire des sports mécaniques. Dans le cadre de la Porsche Mobil 1 Supercup, et en accord avec Exxon, elle va utiliser pour de la première fois un carburant synthétique et renouvelable. Il sera testé en course en 2022. Le carburant en question sera issu d'un site au Chili, où l'électricité produite à partir d'éoliennes est convertie grâce à de l'hydrogène en une essence plus propre et qui peut être intégrée dans un moteur classique, sans modifications.

dimanche 14 février 2021

Pauvre Herbert... Que Volkswagen le veuille ou non, l'hydrogène est déjà là

Le PDG du groupe Volkswagen s'époumone à dire tout le mal qu'il pense de l'hydrogène. Il a le droit de ne pas y croire. Mais de là à invoquer la science... C'est pourtant ce qu'il a déclaré dans un tweet* en date du 11 février. Il demande aux politiques "d'accepter la science", avec un argument d'une faiblesse assez inouïe. Selon lui, "l'hydrogène vert est nécessaire pour verdir la production d'acier, le secteur de la chimie et le secteur aéronautique". Et "il ne devrait pas finir dans des voitures". D'ailleurs, dit-il, "il n'y a pas de voitures à hydrogène en vue". Il devrait en parler à Hyundai, Toyota, PSA, Renault, BMW, General Motors et les constructeurs chinois qui ont déjà pris cet engagement. Faut-il y voir le déni de la part d'un groupe qui a misé sur une seule technologie, la batterie, dont les gens sérieux et bien informés savent qu'elle ne pourra pas tout faire ? 

mardi 12 janvier 2021

Renault accélère dans l'hydrogène

C'est un signal fort pour la filière et un petit séisme dans le milieu automobile. Renault a annoncé en effet la signature d'un protocole d'accord avec PlugPower, en vue de la création d'une coentreprise à 50/50 implantée en France. Prévue d'ici la fin du premier semestre 2021, elle vise plus de 30 % de part de marché des véhicules utilitaires légers (VUL) à hydrogène en Europe.

samedi 28 novembre 2020

L'hydrogène pour les nuls

Mes activités font que je côtoie régulièrement les acteurs de cette filière et que je traite surtout l'actualité au quotidien depuis 5 ans (sachant que j'ai un historique bien antérieur*). Autant dire que j'ai pu voir l'évolution, et pas seulement dans notre petit hexagone. Que cela plaise ou non, le train de l'hydrogène est déjà parti. Et c'est à l'échelle du monde. La question n'est pas de savoir quand cela va arriver, mais plutôt qui peut se permettre de passer à côté....

jeudi 1 octobre 2020

Une berline haut de gamme à l'hydrogène et made in France

Le pilote Olivier Lombard, qui participe au développement de MissionH24*, et qui a bouclé pour la deuxième année de suite un tour de circuit en ouverture des 24 H du Mans, lance une nouvelle marque de voitures. Elle a pour nom Hopium**. Son premier modèle, la Machina, revendique une puissance de 500 ch et une autonomie de 1 000 km. La marque promet "un temps record de remplissage de 3 mn", ainsi que de "la performance, une hyper connectivité, de la sécurité et de l'ergonomie", "en combinant un habitacle à la  fois confortable et sportif et un design unique". 

mardi 22 septembre 2020

Ce que je pense de la polémique sur Nikola Motor

L'Amérique est un drôle de pays. La bourse peut valoriser à plusieurs milliards des entreprises pour mieux les défaire après. Après avoir porté aux nues Nikola Motor, qui a fait une entrée fracassante à Wall Street il y a quelques mois, en éclipsant Tesla (dans le genre baudruche c'est aussi un cas), voilà que les investisseurs sanctionnent le fabricant de camions. Et tout cela parce qu'une boîte (qui s'appelle bizarrement Hindenburg* Research) accuse le fondateur, Trevor Milton, d'avoir bidonné une vidéo. Est-ce que cette polémique va tuer dans l'oeuf les projets de Nikola et porter un coup à la filière H2 ? Voici ce que j'en pense. 

mercredi 16 septembre 2020

Symposium du Mans : l'hydrogène en mode turbo

C'était un bel événement hier, qualifié de haut niveau par les intervenants. Malgré le Covid, la seconde édition du symposium sur l'hydrogène a eu lieu hier au parc des expositions du Mans, juste en face du circuit des 24 Heures. Un événement couronné de succès, puisqu'il comptait près de 300 inscrits. C'est d'autant plus satisfaisant que j'en suis en grande partie à l'origine. 

mardi 8 septembre 2020

General Motors investit dans Nikola

Le constructeur automobile américain va prendre 11 % des parts du fabricant de camions électriques et à hydrogène Nikola. Il s'agit, pour ceux qui ne connaissent pas encore de la start-up qui a fait le démarrage le plus fulgurant dans ce secteur. Pour GM, la prise de participation est assortie d'un bonus. Le géant de Detroit doit produire pour Nikola Motor les batteries et piles à combustible du pick-up Badger, annoncé comme le concurrent du pick-up de Tesla.

mardi 1 septembre 2020

Une page se tourne chez Symbio

A compter de ce jour, la société commune à Michelin et Faurecia est dirigée par un nouveau PDG. Philippe Rosier succède à Fabio Ferrari, fondateur de la société, qui intègre le groupe Michelin pour accélérer le développement des activités hydrogène du Groupe. C'est souvent ce qui arrive dans les grandes entreprises... On va chercher à l'extérieur un nouveau dirigeant et, en l'occurrence, le nouveau patron a plus de 30 ans d’expérience dans le secteur de la chimie et de l’énergie.

jeudi 13 août 2020

Une hypercar à hydrogène fait le buzz

Jusqu'à présent, seul Pininfarina avait exploré le segment de l'hypercar à hydrogène. Le carrossier italien avait présenté en 2016 au salon de Genève la H2 speed, élaborée en partenariat avec GreenGT. Un bolide de 653 ch qui a été ensuite construit en petite série deux ans plus tard et exclusivement destiné à un usage sur circuit. Là, on franchit un nouveau cap avec la XP1. Il s'agit d'une hypercar élaborée par la start-up californienne Hyperion.

vendredi 24 juillet 2020

Carlos Tavares : un pilote heureux au volant de la Mission H24

Surprise : le patron du groupe PSA a enfilé sa combinaison de pilote (sa tenue du week-end et aux couleurs du Mans Classic) pour venir essayer sur le circuit de Monthéry le prototype LMP2HG des 24 h du Mans. C'est une initiative à titre privé. GreenGT nous a confié que Carlos Tavares suit depuis le début le développement de ce bolide à l'hydrogène. Et l'intéressé nous l'a confirmé.

mercredi 8 juillet 2020

Mon tour en MissionH24 sur le circuit du Mans

Surprise ! A l'issue de l'inauguration de la station à hydrogène du Mans, ce matin, l'équipe de GreenGT m'a proposé de faire un tour en MissionH24, le prototype de développement qui sert à préparer l'arrivée de la catégorie aux 24 h du Mans en 2024. Un privilège réservé en principe aux politiques ce jour-là. Le temps d'enfiler une combinaison, des gants et un casque (avec le système Hans qui se fixe sur les épaules), me voici sur la pitlane.

lundi 6 juillet 2020

Des fonds pour faciliter l'innovation dans la filière auto


Jeudi dernier, le comité d’orientation pour la recherche automobile et mobilité (Coram) s'est réuni pour la première fois. Cette nouvelle instance est chargée de distribuer 150 millions d’euros de financement à l’innovation, comme cela avait annoncé dans le cadre du plan de relance du 26 mai. Les ex-ministres Elisabeth Borne (Transition écologique et solidaire), Bruno Le Maire (Economie et Finances), et Jean-Baptiste Djebbari (Transports), Luc Chatel (Président de la PFA) et des dirigeants des principaux industriels de la filière automobile (PSA, Renault, Michelin, Valeo, Faurecia, Plastic Omnium et Bosch notamment) ont sélectionné 27 projets. Lesquels portent sur les batteries, le recyclage, l’hydrogène et l’électronique de puissance.

jeudi 11 juin 2020

L'Allemagne va à fond sur l'hydrogène (et nous on est juste ridicule)

Comme cela était attendu, malgré plusieurs reports, le gouvernement allemand a finalement présenté sa stratégie nationale dans l'hydrogène. Et la comparaison est cruelle. Le pays prévoit une enveloppe globale de 9 milliards d'euros, dont 7 milliards pour développer le marché intérieur et 2 milliards visant à conclure des partenariats internationaux. "Pour des raisons de compétitivité" et surtout pour atteindre ses "objectifs climatiques", l'Allemagne veut devenir "numéro 1" dans l'hydrogène durable, a affirmé le ministre de l'Économie Peter Altmaier. Rappelons qu'en France, du temps de Nicolas Hulot en 2018, 500 millions étaient prévus sur 5 ans. Et au bout du compte, il y en à peine 50 pour cette année au budget de l'ADEME.

mercredi 10 juin 2020

Tesla et Nikola : les baudruches qui pèsent plus lourd que les mastodontes de l'automobile

Si vous lisez régulièrement ce blog, vous savez sans doute à quel point cela m'énerve de voir comment on valorise Tesla, au même niveau que les Big Three, alors que le constructeur californien produit beaucoup moins de voitures et que rien ne permet d'affirmer qu'il va réussir durablement dans le temps. C'est la magie de Wall Street, où par appât de gain, on gonfle artificiellement le cours de bourse, en pariant sur le développement rapide de l'électrique et de la voiture autonome. La même bulle se créée autour de Nikola Motor, l'équivalent aux USA de Tesla mais pour le camion.