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mardi 28 mai 2013

Better Place : la fin d'une utopie électrique à près d'un milliard de dollars

L'annonce de la mise en liquidation judiciaire de la start up israélienne n'a rien de très surprenant. Depuis la naissance de la bulle "voiture électrique", alimentée depuis 2008 par Renault-Nissan et Better Place entre autres, on a trop promis et la réalité se charge aujourd'hui de rattraper la fiction. Shai Agassi, qui était très doué pour la com' et les powerpoint, avait de toute évidence beaucoup de charisme. Mais, à part Renault, il n'a jamais convaincu d'autre constructeur de le rejoindre dans sa vision des batteries échangeables en station. Or, pour que le pari se concrétise, Better Place se devait de rallier plusieurs marques. J'avais constaté que Nissan ne croyait pas au concept, tout comme bien d'autres marques pour des raisons évidentes de coût, de logistique (et d'absence de véhicules).
La bonne question, c'est que va-t-il rester de tout cela et quel impact cela peut-il avoir sur le marché de la voiture électrique ?

jeudi 24 mai 2012

L'heure de vérité pour Better Place en Israël

Avec une bonne année de retard, dû à des obstacles bureaucratiques et à des livraisons tardives de la Fluence ZE, que Renault fournit en tant que partenaire, l'entrepreneur Shai Agassi va très prochainement débuter ses activités en Israël, où il va déployer le premier réseau national de voitures électriques. Un projet très ambitieux qui a déjà englouti plus de 400 millions de dollars. Better Place concrétise donc au bout de 4 ans une vision partagée (à l'époque) avec Carlos Ghosn. Une expérience qui intervient à un moment où l'électro-mobilité traverse une phase de doute.

mercredi 21 mars 2012

Fluence ZE by Better Place : mieux qu'une Renault électrique

Je reviens sur ma visite chez Continental Automotive à Rambouillet, car l'une des démos concernait le système multimédia développé pour Better Place et s'appliquant à la Fluence ZE. Pour ceux qui ne maîtrisent pas la voiture électrique, ce n'est pas un spécialiste du tuning, mais une start up israélienne qui veut jouer le rôle d'un opérateur de services. Better Place, qui opère justement en Israël et au Danemark, a fait fabriquer par Conti un PC embarqué qui est une vraie petite merveille de technologie.

lundi 22 août 2011

L'Ontario veut devenir la vitrine de la mobilité propre en Amérique du Nord

Cette région du Canada, qui abrite la capitale Ottawa ainsi que la ville de Toronto, et qui est aussi spécialisée dans l'automobile*, souhaite devenir le leader du développement durable en Amérique du Nord. C'est ainsi que la province de l’Ontario a décidé de se doter d'un fonds de 80 millions de dollars (soit 56 millions d’euros) pour démarrer l'installation de bornes de recharge. Le fonds est destiné à encourager les firmes des secteurs public et privé à construire, tester et généraliser des bornes de recharge. L'Ontario apporte ainsi un capital de départ à des projets retenus (par exemple avec Better Place à Toronto). Cette annonce fait partie des investissements du gouvernement de l’Ontario dans les infrastructures, pour un montant de plus de 25 milliards d’euros pour les trois prochaines années. L’objectif de la province est qu’une voiture sur 20 en Ontario soit alimentée par de l'électricité d’ici à 2020.·

samedi 5 mars 2011

Better Place et Renault veulent pousser l'échange de batteries dans le cadre du projet EASYBAT

Un consortium* dirigé par Better Place et réunissant Renault, Continental, Ernst & Young et plusieurs partenaires de premier plan a reçu l'agrément de la Commission Européenne pour le programme EASYBAT. Il s'agit d'un projet de R&D visant à faciliter la production de véhicules électriques à batterie échangeable par les constructeurs automobiles et fabricants de batteries. C'est le premier du genre approuvé par Bruxelles. Dans le cadre de ce projet, le consortium EASYBAT développera des interfaces et composants « génériques » de qualité, qui permettront à l’industrie automobile d’intégrer facilement la technologie d’échange de batteries aux plateformes pour véhicules électriques. Pour le moment, la première application à grande échelle de la technologie sera lancée par Better Place et Renault lors de la commercialisation de la Fluence Z.E. en Israël et au Danemark d’ici la fin de l’année.

lundi 22 novembre 2010

IBM voit l'automobile évoluer vers un monde de services

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IBM vient de publier une étude qui montre que l'industrie automobile est à la croisée des chemins. L'enquête, réalisée par l’Institute for Business Value (IBV) et intitulée "En route vers une mobilité plus intelligente – horizon 2020 – d’une industrie de produits à une industrie de services" a été menée auprès de 123 décideurs issus du monde automobile, de la finance, du gouvernement et de grands groupes industriels dans 18 pays. Elle se focalise sur l’évolution du concept de mobilité et présente des pistes de réflexion sur la façon dont les entreprises automobiles vont pouvoir prétendre à une part de revenu dans ce nouvel écosystème. Le message est clair. Alors que le monde change rapidement, et que la mobilité adopte de nouvelles formes - abandon de la propriété au bénéfice de l'usage par la location - les constructeurs ne seront pas forcément les champions de demain. S'ils ne réagissent pas très vite pour s'adapter à la nouvelle donne, ils pourraient se cantonner au rôle de simples fournisseurs, au lieu de contrôler la chaîne de valeur. L’évolution de la mobilité implique un changement radical pour le secteur automobile, qui doit passer d’une industrie orientée produits à une industrie orientée services. Certains diront que ce n'est pas gagné de faire bouger des mammouths.

vendredi 29 octobre 2010

Better Place a-t-il du plomb dans l'aile ?

Better Place projet SAVE
Le jeu de mots (plomb pour batteries au plomb) est un peu facile, je le reconnais. Mais, force est de constater que l'opérateur israélien - qui va, cela dit, déployer ses solutions dans son pays d'origine en 2011 et au Danemark, dans les deux cas avec Renault - fait nettement moins parler de lui. Les fameuses stations d'échange de batteries ne sont plus à l'ordre du jour, même chez le constructeur français (le losange parle moins de Quickdrop). Il faut dire que Nissan ne souhaite pas travailler avec Better Place et que cela n'arrange guère les affaires de Shaï Agassi, qui au passage n'a rien raconté de fracassant dans l'interview qu'il a accordée à nos amis d'Automobile Propre (http://www.automobile-propre.com/2010/10/16/interview-shai-agassi-better-place-mondial-auto-paris-2010/), lors de son passage - incognito - au Mondial de l'Automobile. Pour être juste, il faut cependant rappeler qu'une station d'échange a été mise en place à Tokyo, dans le cadre d'un projet avec une compagnie de taxis, et que l'expérience a été prolongée de trois mois. On a appris également hier que 4 stations d'échange de batteries vont être installées d'ici 3 ans en Californie, dans la baie de San Francisco, pour des taxis électriques. Par contre, vous n'en verrez pas en région parisienne, où débute le projet SAVE d'expérimentation de véhicules électriques avec Renault, Nissan, EDF, Schneider Electric et... Total !

samedi 3 juillet 2010

Coup d'envoi du projet SAVE dans les Yvelines

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L'Alliance Renault-Nissan a donné le coup d'envoi le 30 juin du projet SAVE (Seine Aval Véhicules Electriques) dans les Yvelines. C'est la première opération grandeur nature sur le territoire français. Avec du retard sur le calendrier, qui prévoyait initialement un démarrage à l'automne, Renault va faire rouler 80 voitures (des Fluence ZE et des Kangoo ZE) et Nissan 20 autos (des Leaf) de janvier 2011 à juillet 2012, en partenariat avec EDF et Schneider Electric. Le projet est porté par la région Ile de France, le Conseil Général des Yvelines et l'EPAMSA (Etablissement Public d'Aménagement du Mantois Seine Aval), avec un financement de l'Ademe de 6,5 millions d'Euros sur un total de 23 millions.

mercredi 16 juin 2010

ELVIRE : un consortium pour rendre le véhicule électrique plus intelligent

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Un nouveau consortium vient de voir le jour pour remédier au problème majeur que rencontre la voiture électrique et qui est l'autonomie. Il a pour nom ELVIRE (Electric Vehicle communication Vehicle to Infrastructure, Road services and Energy supply). Ce programme de recherche soutenu par Bruxelles réunit 11 partenaires dont Better Place, Renault, Volkswagen, Continental et pour la France le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) à travers son laboratoire LIST sur les transports. L'objectif est de rendre le véhicule électrique plus intelligent, avec un GPS capable de tenir compte de l'autonomie restante pour calculer les itinéraires, mais aussi communicant pour savoir où se trouvent les bornes de recharge les plus proches et si elles sont disponibles. Pour pouvoir accueillir ces véhicules, cela suppose également que les acteurs impliqués dans la recharge électrique développent des points de charge ou des stations d'échange de batteries qui intègrent elles mêmes de l'intelligence. On le voit, l'intention est de mettre en place un écoystème avec du logiciel et de la communication embarquée. Avec de tels outils, le conducteur d'un véhicule électrique serait rassuré car il pourrait assez facilement trouver un point de charge et savoir en combien de temps le plein sera fait.
Mais, il va se passer du temps avant que ne soit opérationnelle une telle plateforme.
Accéder au site :
http://www.elvire-project.org/scripts/home/publigen/content/templates/show.asp?L=EN&P=55&vTicker=alleza

jeudi 29 avril 2010

Better Place ouvre sa première station d'échange de batteries à Tokyo

Better Place Tokyo

Better Place a inauguré en début de semaine à Tokyo la première station d’échange de batteries pour taxis électriques, en partenariat avec le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie japonais et Nihon Kotsu, la principale compagnie de taxis de Tokyo. Ce projet, d’une durée de 90 jours, marque une étape majeure vers un le premier test grandeur nature de l’ensemble des éléments de l’infrastructure de charge pour véhicules électriques en Israël avant la fin de l’année. Le choix de la capitale japonaise pour ce premier test est logique. On dénombre davantage de taxis à Tokyo qu’à Londres, Paris et New-York réunis, soit environ 60 000 véhicules. Ils parcourent des milliers de kilomètres, ce qui en fait un segment très visible pouvant servir de catalyseur pour diffuser cette technologie auprès du grand public.

mercredi 14 avril 2010

La France démarre le chantier de l'infrastucture de recharge pour la voiture électrique



La France donne enfin le coup d'envoi pour son infrastructure de recharge. Alors que les tests grandeur nature se multiplient dans le monde et chez nos voisins, le gouvernement entre dans le concret. Hier, Jean-Louis Borloo et Christian Estrosi ont signé une charte d’engagements mutuels avec PSA Peugeot Citroën et Renault, ainsi qu'avec 12 agglomérations pilotes qui vont déployer une première vague d’infrastructures. Ces villes sont Bordeaux, Grenoble, Rennes, Nice, Angoulême, Aix-en-Provence, Orléans, Paris, Rouen, Strasbourg, Le Havre et le Grand Nancy. L'Etat français, qui voudrait disposer d'un début d'infrastructure, quand les constructeurs seront prêts en 2012, veut inciter les villes à investir dès maintenant et prépare un cadre. Le scénario du gouvernement prévoit aujourd’hui la création de 900 000 points de recharge privés et 75 000 points de recharge accessibles au public dès 2015, portés à 4 millions de points de recharge privés et 400 000 points de recharge publics en 2020. Les sociétés d'autoroutes et les centres commerciaux pourraient participer à cet effort.

jeudi 28 janvier 2010

Que faut-il penser de Better Place ?




En début de semaine, Better Place a fait savoir qu'il avait levé 350 millions de dollars dans un tour de table mené par HSBC. Il s'agit d'une certaine performance, car c'est la plus grosse somme réunie pour une "clean tech" et que cela valorise la start up israélienne à 1,2 milliard de dollars. Pour ceux qui ne le savent pas encore, Better Place a pour ambition d'aider au développement des voitures électriques dans le monde avec des bornes de recharge (maison, bureaux, voirie publique) et en particulier des stations d'échange de batteries "Quick Drop". La société veut se positionner aussi dans les services, avec une gestion intelligente de la recharge (grâce au GPS et à du logiciel embarqué dans le véhicule) et de la communication vers le réseau électrique pour adapter la production à la demande. Alors, que penser de ce deal financier ? Faudra-t-il compter dans le futur avec Better Place ?

vendredi 18 décembre 2009

La voiture électrique sort gagnante de Copenhague



Quel que soit le résultat final de la conférence de Copenhague, à l'issue du COP 15, les ONG (organisations non gouvernementales) ont marqué des points et ont avancé leurs pions pour développer la mobilité du futur et notamment le véhicule électrique. Bien entendu, je ne parle pas des associations de militants qui se font refouler à l'entrée ou qui défilent dans les rues, mais de grosses structures para-gouvernementales. La fondation de Bill Clinton (Clinton Climate Initiative) vient par exemple de fédérer 13 des plus grandes villes du monde pour développer une infrastructure de recharge et soutenir la demande pour les véhicules électriques sur la période de 2010 à 2013. Une aubaine pour les constructeurs BYD, Mitsubishi, Nissan et Renault qui sont associés à la démarche.

mardi 8 décembre 2009

Better Place fait son show à Copenhague



Better Place a fait le déplacement jusqu'à Copenhague. D'une part, ce nouvel opérateur de services autour du véhicule électrique (bornes de recharge, logiciel pour recharger les batteries de façon intelligente et avec le moins d'impact possible sur le réseau) est impliqué au Danemark avec un projet mené en collaboration avec Renault. D'autre part, il profite bien sûr de la caisse de résonance que constitue le COP15 pour présenter sa vision d'une infrastructure de recharge intelligente.
Ainsi, des tests seront réalisés avec Renault pour conduire la Fluence ZE. Better Place a en fait installé des bornes de recharge qu'utilisent également d'autres constructeurs pour faire des démos auprès des VIP.

lundi 18 mai 2009

Project Better Place et l'échange automatisé de batteries électriques




L'événement vient d'avoir lieu au Japon, là même où Nissan va entamer dès l'année prochaine la commercialisation de sa voiture électrique. C'était donc à Yokohama, il y a quelques jours. La ville japonaise a été choisie comme site pilote par le ministère de l'environnement japonais pour tester les véhicules électriques en grandeur nature pendant six mois. Le coup d'envoi de l'opération a été donné et, à cette occasion, Project Better Place a dévoilé son concept de remplacement automatisé des batteries électriques. Un système très innovant et rapide, puisque cela ne prend que quelques minutes pour enlever la batterie et la remplacer par une autre rechargée. Project Better Place, c'est cette start up fondée par un israélien - Shaï Agassi, ex numéro 2 de SAP - et qui a su convaincre plusieurs pays et des industriels de le suivre dans ce projet fou de développement de la voiture électrique, avec l'infrastructure de recharge à l'appui. Au-delà de la performance technique, signalons que le gouvernement japonais veut que la moitié des véhicules neufs vendus dans le pays soit à propulsion électrique en 2020. Oui, dans dix ans seulement. Pour sa part, Project Better Place a des projets similaires aux Etats-Unis, au Canada, en Israël, au Danemark et en Australie.


Voir la vidéo :