mardi 23 juin 2009

Audi et le programme Efficiency













Sous l'appellation "e" comme "efficiency" (efficacité en anglais), Audi propose des modèles particulièrement sobres. Il en est ainsi de l'A4 TDI 2.0 L qui, grâce à tout un arsenal technologique, ne rejette que 119 g de CO2 et se contente de 4,6 L/100 km, alors qu'elle développe pourtant 136 ch. J'ai d'ailleurs pu vérifier ce type de performance lors d'un "efficiency challenge" organisé par Audi cette semaine entre Paris et Honfleur. J'ai consommé 4,4 L/100 km à l'aller en roulant à l'économie et 4,8 L/10 km au retour... sans me priver.




Comment Audi est-il parvenu à un tel résultat ? C'est bien sûr la combinaison de plusieurs solutions, élaborées dans le cadre du programme "Modular Efficiency".
Il y a par exemple un système Start/Stop qui coupe le moteur au feu rouge et le redémarre en douceur dès qu'on relâche le pied du frein. Le gain est de 0,2 L/100 km et de 5 g de CO2 par km. La boîte manuelle à 6 vitesses a des rapports allongés et un indicateur de changement de vitesses indique à quel moment il faut rétrograder ou passer un rapport supérieur. L'information s'affiche sur le tableau de bord, comme on le voit dans la première vidéo.

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Il y a même un système embarqué qui analyse les causes pouvant aggraver la consommation. Par exemple, il vous dira de remonter les vitres si la climatisation est activée. Les conseils délivrés par l'auto peuvent réduire de 30 % la facture de carburant.
L'Audi A4 TDI "e" a aussi des pneus à moindre résistance au roulement, bénéficie d'une aérodynamique améliorée et de protections carénées sous le châssis (lui même abaissé de 20 cm) qui réduit la traînée, sans oublier une cartographie moteur qui privilégie la basse consommation. Par ailleurs, l'auto récupère de l'énergie à chaque freinage ou décélération. L'énergie cinétique est convertie en électricité qui va alimenter la batterie, soulageant ainsi temporairement l'alternateur qui va réclamer moins de carburant de la part du moteur.

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La stratégie est si efficace qu'Audi ne voit pas l'intérêt pour l'instant de passer à l'hybride, hormis pour le Q5 (un gros SUV) dont la version mi-essence mi-électrique peut intéresser les Etats-Unis. Je trouve que les allemands ont du mérite car ils arrivent à conserver de la puissance et un certain brio, tout en rivalisant en sobriété avec les constructeurs français dont les modèles sont moins affriolants.
Tout ça pour dire que les labels "verts" n'ont pas une réputation usurpée.