Ainsi donc, Bolloré a été désigné pour exploiter le futur service d'auto-partage de voitures électriques pour Paris et sa banlieue. Et pourtant, l'industriel breton n'a pas fait de marketing viral, pas de concours sur Facebook et n'a pas fait appel non plus à un cinéaste pour son image. Pour être honnête, ce choix en a surpris plus d'un. J'ai croisé hier deux personnes - avant l'annonce officielle un représentant d'EDF et juste après un journaliste en vue sur les questions d'environnement - qui s'étonnaient de la désignation d'un acteur dont la voiture ne roule pas encore. Ce n'est pas faux, mais il n'est pas le seul dans ce cas. En fait, Bolloré a été préféré aux autres concurrents (Veolia Environnement et le consortium formé par la SNCF, la RATP, Avis et Vinci Park) parce qu'il avait une approche plus globale. Bolloré a choisi d'investir 60 millions d'Euros dans le projet et de prendre en charge tous les risques, de la location à l'entretien, sans oublier le risque de vandalisme.
