mercredi 1 juillet 2015

Audi Q7 et Volvo XC90 : la sécurité ultime pour 90 000 €

Pour avoir eu l'occasion de tester ces deux modèles, très proches en termes de finition et de performances, j'en arrive à une conclusion qui va un peu à l'encontre de ce que je professe d'habitude, à savoir que la généralisation des aides à la conduite ne va pas forcément grever le budget de l'automobiliste. Ce qui est vrai a priori chez des généralistes (où on s'attache à serrer les prix) ne l'est pas du tout chez les spécialistes du Premium où bon nombre d'équipements restent en option.


Prenons le cas d'Audi où, malgré le positionnement du Q7, les aides à la conduite sont en sus : 730 € pour le side assist, 790 € pour le lane assist, la reconnaissance des panneaux est à 375 €, 740 à 2450 € pour le pack City Assistance, 2990 € pour le pack Tour Assistance (sauf la vision nocturne, facturée en plus 2550 €).


Même le Park Assist est payant (700 à 1710 €, sauf sur le pack Avus où c'est en série), avec il est vrai une caméra de bonne qualité et des fonctions en plus.


Ce n'est pas forcément mieux chez Volvo, où on réclame 1850 € pour l'ACC avec assistant d'embouteillage, 600 € pour l'anti angle mort, 1100 € pour les caméras 360 d'aide au parking (ou 1990 € pour un pack groupant ces 3 fonctions sous le nom Intellisafe Pro), 1350 € pour l'affichage tête haute. Sur le XC90, en fonction du niveau de gamme, on réclame jusqu'à 7240 € pour un pack qui comprend à peu près tout.


Dans ces conditions, on arrive vite avec le jeu des options et de l'environnement qui va avec (connectivité, confort) à un tarif de 90 000 €. Et ce sont ces versions qu vont d'ailleurs se vendre le plus.


Certes, à ce prix là, on dispose de réelles avancées techniques (comme le freinage automatique en intersection, proposé par Audi et Volvo, ou encore l'assistant d'évitement collision d'Audi, qui calcule une trajectoire en fonction de la distance, de la largeur et du décalage transversal par rapport au véhicule précédent). Mais, cela montre que le véhicule autonome pour tous n'est pas encore pour demain.