
En 2011, l'automobile va adopter une nouvelle norme qui va renforcer la fiabilité de l'électronique de bord. La norme ISO 26262 va introduire la notion de sûreté de fonctionnement. C'est ce qui s'applique par exemple à l'aéronautique, le ferroviaire, le nucléaire ou encore certains secteurs de la grande consommation. L'objectif est de hiérarchiser le risque en fonction des pannes et - in fine - de garantir une plus grande fiabilité, avec des composants éprouvés. C'était nécessaire avec la multiplication des aides à la conduite. Il faut savoir que l'électronique embarquée représente aujourd'hui 30 % du coût d'une voiture et que ce marché "pèsera" 230 milliards de $ en 2015. Depuis déjà quelques années, des initiatives voient le jour pour essayer de réduire la complexité, comme par exemple le standard AUTOSAR (le standard d'architecture électronique sur laquelle s'accordent une majorité d'acteurs de l'automobile pour le développement de composants et de logiciels). La sûreté de fonctionnement sera cataloguée comme un bonus-malus, avec une échelle de A à D (du plus neutre au plus critique). Ces niveaux ASIL (pour Automotive Safety Integrity Level) seront déterminés pour la sûreté des composants fournis par les équipementiers.