
Les constructeurs automobiles ne sont pas les seuls à plaider leur cause à Copenhague, à l'occasion de la conférence sur le changement climatique. Cette fois, c'est au tour de Fuel Cell Europe de lancer un appel en faveur de l'hydrogène. L'association, qui regroupe en son sein des fabricants de pile à combustible (Ballard, Idatech, UTC Power), des industriels (EADS, DuPont, BASF, Toshiba), des fournisseurs d'énergie (Gaz de France, Shell, Vattenfall) et des instituts de recherche (le CEA à Grenoble), exhorte les pays présents au COP15 à prendre en compte cette forme d'énergie et à monter des projets à grande échelle pour démocratiser la technologie.
L'hydrogène est un levier qui pourrait aider l'Europe à atteindre ses objectifs : 80 % d'énergie renouvelable à l'horizon 2050 selon l'EREC (European Renewable Energy Council), qui mise aussi sur le solaire, l'éolien, la géothermie et les biocarburants.

On dit que la solution de la pile à combustible est chère, mais Fuel Cell Europe fait remarquer qu'aux Etats Unis, le soutien du Département d'Etat à l'Energie a fait passer le prix de 275 $ le Kw en 2002 à 61 $ en 2009. Les américains seront sans doute prêts plus tôt que nous (pareil en ce qui concerne la voiture électrique et les batteries). Pourtant, l'Europe soutient aussi la filière hydrogène, avec notamment le projet HyFLEET-CUTE qui a permis de faire rouler 47 bus à l'hydrogène dans une dizaine de villes sur trois continents dont l'Europe (Amsterdam, Barcelone, Berlin, Hambourg, Londres, Luxembourg et Madrid). Bilan de l'opération : 8,5 millions de passagers ont été véhiculés par des transports publics propres qui ont parcouru 2,5 millions de km.
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